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Hà
Giang, un site touristique de par sa nature grandiose, ses
activités culturelles traditionnelles des ethnies minoritaires,
quenéamoins peu de gens connaissent. À 350 km au nord de Hanoi, le
chef-lieu de Hà Giang est situé dans une vallée entourée de montagnes, au
bord de la rivière Lô. À 40 km en direction du nord, se trouve Quan Ba au
climat frais toute l’année avec ses sommets qui se succèdent sans fin. La
chaîne Cô Tiên (Fées) projette son ombre sur les rizières vertes. Une
petite halte dans la vallée de Sung Là, où les montagnes
calcaires et les forêts denses ont je ne sais quoi de mystérieux.
À Dông Van, le visiteur est ébloui par les couleurs
chatoyantes des costumes traditionnels des montagnards. À 1. 100 m
d’altitude, c’est un district frontalier, l’extrême-nord du pays dont
le sommet Lung Cu (1.600-1.800 m) est surnommé « le toit du
Vietnam ». Les vieilles rues, s’étendant sur des kilomètres, conservent
leurs traits culturels, en ayant la forme d’un arc. Les maisons sont d’une
architecture originale : plancher dallé de pierre, mur en terre battue et
toit couvert de tuiles doubles. Le marché de Dông Van est animé et
multicolore. De bonne heure, hommes et femmes H’mong, accompagnés de
chevaux chargés de marchandises, descendent des hautes crêtes. Ils y
vendent leurs produits et en achètent. Les négociations vont bon train à
mesure que le marché se vide, ils s’attroupent et emplissent l’atmosphère
des sons harmonieux de leurs khènes. Ou bien, ils font ripaille autour
d’une marmite de « thang cô », le plat préféré des montagnards, tout en
buvant jusqu’à ce que le ciel et la terre leur semblent se confondre.
Alors, doucement, leurs femmes les chargent sur le dos des chevaux
qu’elles suivent d’un pas allègre sur le chemin du retour.
À 12 km de Dông Van, le visiteur entrevoit à travers un écran d’arbres
samu
l’ancienne résidence de Vuong Chi sinh, roi des H’mong sur
les plateaux Dông Van - Mèo Vac. C’est un somptueux palais reproduisant
l’architecture
chinoise de la dynastie des Qing. Pour aller de Dông Van à Mèo Vac, il
faut passer par le sommet Ma Pi Lèng. Par beau temps, de là, la vue peut
s’étendre jusqu’à l’horizon. La rivière Nho Quê est semblable à un ruban
de soie. Ici, entre ciel et terre, les sons des khènes se répercutent dans
l’immensité de la nature sauvage.
Une fois à Hà Giang, ne manquez pas d’aller à Khâu Vai pour
visiter un marché qui porte le doux nom de « marché des amoureux », qui ne
se tient qu'une seule fois par an, le 27e jour de la troisième lune (du
calendrier lunaire). On vient ici pour retrouver son ami(e) de jeunesse
avec lequel (laquelle) on n’est pas marié(e), pour revivre les émois de
ses vingt ans, au vu et au su de son conjoint(e). Un principe est respecté
dans les foyers H’mong : on est né pour aimer et un amour véritable n’est
pas un mal. Les rizières en gradin à Hoàng Xu Phi doivent
retenir l’attention du visiteur. À la période de la moisson, on a
l’impression que le jaune d’or de ces rizières monte jusqu’au ciel. La
fragrance du riz nouveau se mêle à celle des théiers pluriséculaires de
l’ethnie Dzao, qui donnent le thé Shan tuyêt, de saveur exquise.
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