Les environs d'Hanoi
La pagode des Parfums
C’est dans le district de My Duc, à 65 km au sud de Hanoi, que s’élève la
montagne des Parfums (Huong Tich Son), l’un des plus beaux sites du Vietnam.
Ay flanc de cette montagne calcaire sont en effett perchées les édifices de
la pagode des Parfums (Chua Huong), vaste ensemble de temples, de pagodes et
de chapelles don’t l’architecture s’intègre parfaitement à la nature
luxuriante. On peut y accéder par la route, mais il est préférable de s’y
rendre en bateau. La longue promenade en sampan permet de remonter les
méandres de la rivière de la Queue d’hirondelle (Son Yen Vi), à travers de
paisibles rizières que dominent des collines karstiques aux formes
tourmentées et aux noms pittoresques: l’Elephant agenouillé, la Nonne ou le
Plateau de riz. Les barques à fond plat sont pilotées par de robustes
batelières, ramant de manière assez inhabituelle: faisant face à la proue,
elles poussent les avirons vers l’arrière, le plus souvent avec les pieds.
Après une navigation de 4 km, on débarque près de la Pagode qui mène au ciel
(Thien Chu Chua) datant du XVIIe siècle, devant laquelle s’élève un clocher
à trois étages. De là, un sentier sinueux et escarpé gravit les falaises de
la montagne des Parfums et longe de nombreuses pagodes et grottes telles
celles de Tien Son et Hinh Bong, ainsi que la pagode de Purgatoire (Giai Oan
Chua) où, dit-on, les âmes sont purifiées et les chargrins dissipés. Le
sentier mène au sommet de la montagne, à la grotte des Parfums (Huong Tich
Chu). Cette immense cavité abrite le plus important sanctuaire du Huong Tich
Son, dédié au Bouddha et à Quan Am, la tradition, c’est sur le Huong Tich
Son que le bodhisattva Avalokiteshvara se serait métamorphosé en Quan Am.
L’entrée de la grotte est surmontée de très beaux idéogrammes qui la
décrivent come “la première grotte sous le ciel du Sud” et, au XVIIIe
siècle, le seigneur Trinh Sam l’éleva au rang de plus important sanctuaire
du royaume. Bien que, selon la légende, cette caverne ait été découverte il
y a plus de deux mille ans, la construction de la pagode ne commença qu’en
1575. A l’intérieur, une stèle indique que la statue en bronze de Quan Am
fut coulée en 1767, avant que les Tay Son ne la descellent et ne la fondent
pour en faire des boulets de canon. Elle fut remplacée en 1793 par une
sculpture de pierre.
Ce cadre superbe continue à exercer un grand attrait sur les bouddhites
vietnamiens, et des miliers de pèlerins y affluent de tout le Nord-Vietnam
du 2e au 3e mois lunaire (mars et avril) pour la fête annuelle des Sept
Semaines. Visiter le site à cette occasion est expérience inoubilable. De
leurs barques, les pèlerins se souhaitent la bienvenue en criant: “A di da
Phat!” (“Loué soit le Bouddha Amitabha!”). Mais on peut préférer la quiétude
du site en dehors des périodes de grands pèlerinages.
Le village de Dong Ky
Le village de Dong Ky, à 15 km de Hanoi, fut longtemps le plus grand centre
de fabrication de pétards, jusqu’à leur interdiction en 1995. La principale
fête de l’année, les Festival des pétards, avait lieu en janvier et c’était
à qui produirait la plus forte explosion: certains pétards atteignaient 16m
de long…Ce festival était certainement une réminiscence d’anciens rites
religieux où l’on implorait la venue du tonnerre, des éclairs et de la plui.
Privés de travails, les habitants de Dong Ky se sont tournés vers la
fabrication de meubles.
Ceux-ci, ainsi qu’une multitude de bibelots en bois sculpté, sont vendus
dans les boutiques de la rue principale. Les Vietnamiens fortunés semblent
apprécier les modèles les plus ostentatoires: lourds canapés de bois oir et
fauteuils géants sculptés d’une surabondance de dragons et de lions
rugissants. Selon les vendeurs, les meilleurs clients sont les nouveaux
riches du pays et les Vietnamiens extrapiés. On peut également trouver des
meubles plus dépouillés, décorés de belles incrustations de nacre.
La pagode de Dau
Chua Dau, situé à 30 km de Hanoi date du XIIIe siècle. Elle est un peu à
l’écart des grands axes, mais la route qui y mène traverse une campgane fort
belle et permet d’observer de plus près la vie traditionnelle des villages.
Le sanctuaire renferme deux statues de bos laqué qui contiennent le restes
momifiés de deux bronzes, les frères Vu Khac Minh et Vu Khac Truong, qui
vécurent dans cette pagode il y a trois siècles.
Le village de Lim
Tout proche de la pagode de Dau et dans le même district de Tien Son, le
village de Lim est chaque année, peu près la fête du Têt, le théâtre d’une
grande manifestation populaire. Pendant 3 jours, du 13 au 15 du 1 er mois
lunaire, tous les habitants de la région convergent vers Lim pour assister
et participer à un concours de chants folkloriques, les quan ho, chantés
alternativement par les jeunes homes et les jeunes femmes.
Tam Dao
La station climatique de Tam Dao, situtée à 90 km au Nord-Ouest de Hanoi,
fut fondée par les Français en 1907. Les habitants de Hanoi, soucieux
d’échapper à la moiteur qui règne la plus grande partie de l’année dans la
capitale, apprécient la fraîcheur de cette cité. En effet, Tam Dao est juché
à 880 m d’altitude, sur un vaste plateau du massif de Tam Dao qui sépare les
provinces de Vinh Phuc, de Bac Kan et de Thai Nguyen. Ce nom de Tam Dao (les
“Trois îles”) lui vient de ses trois sommets, le Thien Thi (1 375 m), le
Thach Bin (1 388 m) et le Phu Nghia (1 400 m), qui apparaissent de loin
comme trois îles émergent d’une mer de nuages. Ce cadre paisible au climat
vivifiant (température moyenne de 100C) se prête à de nombreuses randonnées
pédestres.
Les forêts qui tapissent les montagnes abritent une faune et une flore
particulièrement riches. Le cours sinueux de la Suoi Bac (la “rivière
Argentée”), qui coule au pied du mont Thien Thi, est jalonné de bassins
naturels où l’on peut se baigner.
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